仏文読解の極意と申しては何ですが...

Le Monde の記事を選んで、APEF青山フランス語プロフェショナルコースなどで精読授業をしていますが、授業で受講生の皆さんに訳してもらうと、原文センテンスに含まれる単語の一つ一つに、
仏和辞書にある訳語のどれかを当て、
それを元にセンテンスを理解している
のではないかと思われることがあるのです。
察するに、各語に色々な訳語を当ててみて、意味の通るような訳語の組合せを探すのだと思います。しかし、選んだ訳語が趣旨に合っていないと、にっちもさっちも行かなくなるでしょう。
本当は (構文を充分チェックした上で)、
仏語のまま趣旨を把握し、
その趣旨を日本語で伝える表現を考える
というのが理想的なプロセスです。では、フランス語のままで趣旨が把握できるようになるには、どうすれば良いのでしょう。ひとえに
フランス語のままで理解できる程度のテキストを
沢山読む
ことに尽きます。例の一 : Le Petit Nicolas シリーズ (https://ja.wikipedia.org/wiki/プチ・ニコラ)
その内の一冊 Un souvenir qu'on va chérir の冒頭を掲げます:
Ce matin, nous sommes tous arrivés à l'école bien contents, parce qu'on va prendre une photo de la classe qui sera pour nous un souvenir que nous allons chérir toute notre vie, comme nous l'a dit la maîtresse. Elle nous a dit aussi de venir bien propres et bien coiffés.
4行目にある maîtresse を「愛人」と訳したい衝動に駆られるでしょうが、それでは意味が通りません。前後の文脈から、小学校の先生らしいと推測がついてから、訳語を選択すれば良いわけです。
例の二: Marcel Pagnol, Souvenirs d’enfance
(https://ja.wikipedia.org/wiki/マルセル・パニョル)
La Gloire de mon père (Souvenirs d'enfance I),
Le Château de ma mère (Souvenirs d'enfance II),
Le Temps des secrets (Souvenirs d'enfance III)
かの地では、中学生くらいが読む本だそうです。
そんなのはもう読んだわい! と仰る場合は、
例の三: Georges Simenon
série Commissaire Maigret (メグレ警部シリーズ)
何百冊という程ありますが、一冊目で犯罪や捜査に関する基本用語を覚えてしまえば、あとはらくちんです。
特に良質の作品が Livres de poche に入っています:
Le chien jaune
L'Affaire Saint-Fiacre
Maigret et les vieillards
Le Pendu de Saint-Pholien
La Guinguette à deux sous
Le Port des brumes
Le Fou de Bergerac
Un crime en Hollande
.....
易しいテキストとして Série Maigret が挙げられているのを見て、
「でも彼の小説はフランス語の文章としてまともなものなの?」
と疑問を感じた方に。
昔々、André Gide が Simenon の文章を高く評価していたという噂を聞いたのを思い出し、AI の Claude に確かめてみました。
Question : Est-il vrai qu'André Gide appréciait le style de Georges Simenon ?
Réponse :
Oui, c'est tout à fait avéré. L'admiration de Gide pour Simenon est l'un des épisodes les plus célèbres et les plus inattendus de la littérature française du XXe siècle.
Gide, futur prix Nobel, alla jusqu'à déclarer que Simenon était « peut-être le plus grand et le plus authentique romancier de la littérature française contemporaine ».
La rencontre décisive eut lieu au siège de Gallimard, où Gide, admirateur des Maigret, interrogea son jeune collègue : « Dites-moi comment vous concevez, composez, écrivez vos livres. » Ce fut le début d'un long dialogue et d'une correspondance entre les deux hommes, qu'a priori tout opposait.
Gide s'improvisa même quelque temps le mentor de Simenon, le tenant pour un extraordinaire phénomène naturel, un écrivain d'instinct, l'incitant à aller au bout de lui-même et à suivre le meilleur de ses intuitions.
Leur relation est d'autant plus fascinante qu'elle unissait deux tempéraments radicalement opposés. D'un côté le romancier et l'homme de lettres, l'instinct et le calcul, la spontanéité et la théorie, l'écriture presque automatique et le style raffiné, le somnambule et le critique.
Cette relation fut d'ailleurs consignée dans un recueil de lettres échangées entre 1938 et 1950, publié sous le titre Sans trop de pudeur.
Cela dit, l'admiration de Gide n'était pas sans nuances : il attendit vainement « le grand roman » de Simenon, qui se défendait en disant : « Je n'écrirai jamais un grand roman. Mon grand roman est la mosaïque de tous mes petits romans. » Par ailleurs, les espérances que Gide avait fondées sur Simenon semblent avoir été finalement déçues, notamment à cause de ses romans « américains » qui lui faisaient une impression franchement défavorable.
Il faut aussi noter la piquante ironie du fait que Simenon, lui, ne lut jamais André Gide !